Claudia Flammin

clo2danseuse, chorégraphe, directrice artistique de la Cie Alise, enseignantee. Etudie le sport à l’UFRAPS de Poitiers, la philosophie (Maîtrise de Philosophie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne) puis vient à la danse (DEA en Esthétique et Arts du Spectacle à l’Université Paris 8 St-Denis). Initiée à la pratique de la danse contemporaine chez Odile Azagury (technique Carlson), elle est ensuite interprète en région Poitou-Charentes, pour Odile Azagury de nouveau, pour le metteur en scène Jean-Louis Hourdin… Elle s’oriente dès 1990 vers la technique du Body Weather Laboratory par des stages intensifs avec Min Tanaka (Japon), Christine Quoiraud et Frank van de Ven (France), Katarina Batatsaki (Pays-Bas) et Tess de Quincey (Australie). Elle enseigne cette pratique depuis 2000 (parution de l’article Body Weather Laboratory in Butô(s), CNRS, 2002, Paris). Elle propose dans cet esprit et de manière régulière des projets chorégraphiques permettant l’improvisation : Abécédaire dansé, Comptines Urbaines puis Champêtres, Les improvisites / suite en sites, Le corps sans organes, et expérimente les rouages de l’écriture instantanée en développant une danse à la fois ludique et terrienne créant une intimité avec les lieux. Depuis 1986, date de son premier solo, Le rond, elle crée plusieurs pièces chorégraphiques
en solo ou en duo, de format court : Bahloo, Movi(e)mento, Dua Donne Danza… dont le principal axe de réflexion se situe sur la nature de la relation avec l’autre interprète. Elle fonde avec la vidéaste Patricia Hillaire la Compagnie Alix à Paris en 1998 qui devient la Compagnie Alise en 2003, avec son installation dans le Comminges et son projet d’un travail de
Danse/Théâtre. En 2008, elle crée avec le dramaturge Youness Anzane. Maille à partir, fruit de plusieurs années de recherche, prend le sujet Kaspar Hauser comme point de départ d’un travail sur le sentiment d’exclusion,
mêlant danse, texte et objets. Avec le Club de prévention de St Gaudens elle monte une pièce chorégraphique avec 7 adolescents sur ce même sujet. S’installant dans la thématique de l’intimité, commence avec le film Danse à naître une recherche sur les problématiques de la féminité. Soror, en 2009 en est le second volet, trio pétillant. Puis en 2012-2013, elle explore avec la pièce X-time les dessous de la sexualité féminine. En même temps, elle commence un travail sur l’interprétation de personnages dansants et signe avec le musicien Laurent Rochelle une pièce chorégraphique et musicale (inspirée de l’œuvre d’Haruki Murakami), Dreaming of Kumiko, danses et autres rêves. 2015 débute la création
d’une pièce avec une danseuse, une plasticienne et une comédienne/clown pour village.